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Les prédateurs des limaces : quels sont-ils ? Comment les attirer au jardin ?

les prédateurs des limaces

Quel meilleur moyen, pour réguler les populations de limaces de votre jardin – bien trop nombreuses à votre goût et celui de vos choux -que d’héberger une horde de prédateurs affamés, prêt à bondir sur leurs proies ?

 

Prenez garde, mesdemoiselles limaces ! Respectez mes salades, où je faciliterais le courroux naturel, la sentence prédatrice à l’affût dans le bois, sous le bois, sous les feuilles…

 

Quels sont-ils, ces alliés de l’ombre ? Ces régulateurs de baveux ?

 

Et surtout, comment les attirer au jardin ?  

 

Avant d’aller plus loin, sachez qu’il y a un article que je vous conseille de lire, si vous voulez des solutions à vos soucis de limaces. C’est l’article de tests et bilans d'”anti” limaces naturels, dont le lien est juste ci-dessous. Il permet entre autre d’appréhender la section “gestion des limaces” de mon site web, pour lequel j’ai écrit une quinzaine d’articles, organisés en cohérence.

"Anti" limaces naturels : tests et bilans

I. Les prédateurs naturels des limaces : présentation

 

A. Le Hérisson prédateur de limaces

 

On dit parfois que les hérissons, insectivores, préfèrent les larves, vers et autres insectes aux gluantes limaces… C’est vrai, et il semblerait bien que ce soit majoritairement du fait de leur texture qui les rend difficiles à avaler et mâcher.

Malgré tout, les limaces restent pour les hérissons des mets riches en protéine, et, selon certaines sources, un hérisson adulte pourrait avaler jusqu’à 10 grosses limaces en une nuit.  

Ci-dessous, voici la vidéo d’un jeune hérisson qui frotte une limace contre terre pour la débarrasser de son mucus et arriver à la gober.

Les principaux dangers du jardin, pour les hérissons, sont : les pesticides, les granulés anti limaces à base métaldéhyde, les pièges à bières, les piscines et bassins sans moyen de sortie adapté, et les chiens.

Si vous donnez à manger à un hérisson, la règle est simple : uniquement des croquettes et de la pâtée pour chat/chien. D’autres aliments (lait ou pain, par exemple) peuvent être mortels pour lui.

Voici ici l’article pour apprendre à attirer le hérisson au jardin

 

 

B. Les amphibiens prédateurs de limaces

Les amphibiens, contrairement à ce que nous pourrions croire, sont aussi de très bons prédateurs de limaces (surtout les petites limaces).

Crapauds, grenouilles, salamandres, et tritons, permettent ainsi d’aider à réguler les limaces au jardin : voir l’article sur les amphibiens prédateurs des limaces pour plusieurs vidéo-preuves de cela (et bien d’autres choses, comme les différentes étapes de création d’un bassin adapté à un jardin en permaculture.)

 

Car oui, le meilleur moyen d’attirer les amphibiens au jardin, c’est la création d’un bassin naturel, crapauds exceptés (ils se contentent d’un coin humide et frais du jardin).

 

Pour limiter les dangers de votre jardin pour les amphibiens, il faudra veiller à barrer les passages d’escaliers de sous-sol (où ils se retrouvent prisonniers et meurent desséchés), et les passages donnant sur une route, sans oublier de surveiller votre chat (car les minous ont la fâcheuse tendance à jouer avec les amphibiens), et surtout sans utiliser de pesticides ou de granulés anti limaces au métaldéhyde.

 

C. Les reptiles prédateurs de limaces

 Orvet prédateur limaces

L’orvet, le lézard sans pattes, est un gros consommateur de limaces : les limaces constituent d’ailleurs le principal de son alimentation ! (source : https://www.quelestcetanimal.com/amphibiens-et-reptiles/lorvet-fragile/).

Comme pour les amphibiens, faites très attention à ne pas utiliser de pesticides au jardin (après bon, si vous jardinez en permaculture ça va de soi), pas de granulés anti limaces à base métaldéhyde (et encore, on est sûr de rien à propos du phosphate ferrique), et surveillez bien votre chat, qui est une cause importante de la mortalité des orvets des jardins !

 

Les lézards, eux, vont pouvoir faire leur petite part, en contribuant à manger les toutes petites limaces, et les œufs de ces gastéropodes.

De la même manière, faites très attention à vos chats !

Il est très probable que vipères et couleuvres se nourrissent aussi de limaces… à vérifier !

 

D. Les insectes prédateurs de limaces

Parmi les insectes prédateurs de limaces, les stars sont : les carabes, les staphylins, et les vers luisants !

Tous peuvent s’attaquer à des spécimens bien plus gros qu’eux.

Dans un jardin, une population de carabes peut vraiment bien contribuer à la régulation d’une population de limaces. Pour les attirer spécifiquement, vous pouvez planter du trèfle violet ou de la phacélie, deux plantes qui auraient tendance à favoriser leur présence.

 

Mais surtout, pour ces trois insectes, la règle à suivre sera de restreindre le fauchage de l’herbe, et d’éviter l’utilisation d’engins de labour modernes et destructeurs (pour les carabes et les staphylins surtout). Comme toujours, il faudra aussi bannir l’utilisation des pesticides, mais aussi des pièges à bières, qui peuvent entraîner la noyade de nombreux carabes et staphylins, attirés par l’odeur des limaces mortes.

Ici l’article pour apprendre à attirer les carabes au jardin.

 

E. Les oiseaux prédateurs de limaces

 

De nombreux oiseaux se nourrissent des plus petites limaces. La vidéo ci-dessus en est un exemple (on ne voit pas très bien, mais on distingue tout de même assez facilement la limace).

Pour attirer les oiseaux au jardin, le plus simple est de leur installer des nichoirs ! En effet, du fait de la raréfaction de gros arbres morts, et d’espaces naturels « trop propres » en général, les oiseaux sont souvent en « crise du logement ». Vous pouvez aussi planter des arbres à baies.

 

F. La limace léopard

la limace léopard est un prédateur de limaces

La limace léopard, limace tigrée, ou tachetée, est une limace… qui mange d’autres limaces !

Il est courant que trouver des limaces en train de manger des congénères morts, bien moins courant de voir un guépard rampant poursuivre de pauvres arion hortensis en début de vie.. Car oui, il semblerait que les proies des limaces léopards soient de toute petite taille.

Voici ici un article dédié à la limace léopard.

 

II. Comment attirer les prédateurs naturels des limaces au jardin ?

où vivent les carabes ?

Alors, comment attirer ces prédateurs au jardin ? Je vais ici faire référence aux aménagements globaux à effectuer, qui conviennent à la majorité des espèces évoquées. Pour les aménagements spécifiques à chaque prédateur, le mieux et de se référer à l’article spécifique au prédateur en question.

 

Pour attirer la majorité des prédateurs des limaces au jardin, la règle générale à suivre, comme avec la plupart des insectes et animaux auxiliaires, est : il ne faut pas avoir un jardin trop « propre ».

Une pelouse, pas de haie, ni feuilles mortes, est par exemple un environnement qui n’offre aucune cachette aux insectes et animaux auxiliaires, et il y aura donc très peu de chance pour que vous puissiez les attirer durablement au sein de votre jardin.

 

Un point important, est d’avoir dans son jardin une haie au pied garni de feuilles mortes, de branchages, ou d’herbe haute rarement fauchée. Cela crée un véritable cocon de cachettes pour de nombreux animaux et insectes.

Une diversité végétale d’essences du coin, est aussi quelque chose de très conseillé. Par exemple, de nombreux insectes ont probablement co-évolués avec certaines espèces végétales de leur écosystème (ou ils apprécient simplement leur présence, pour différentes raisons), et les planter au sein de votre jardin sera un atout pour créer un environnement favorable à la présence de ces prédateurs de limaces.

Vous pouvez aussi créer des cachettes de différentes sortes : tas de bois, de branches, de pierres, grosses pierres plates posées au sol, mais aussi acheter ou construire des abris adaptés à ces prédateurs.

 une haie pour abriter les hérissons

En plus de veiller à faire de votre jardin un environnement optimal pour ces auxiliaires, il faudra faire attention à extirper de votre jardin tous les dangers potentiels pouvant menacer ces prédateurs des limaces : si vous avez lu l’article jusqu’ici, je parie que vous savez déjà de quoi il s’agit : bannir l’utilisation de pesticides, de granulés anti limaces (à base de métaldéhyde surtout), et parfois de pièges à bière… Et surveillez vos animaux domestiques (chat, chien)… Ainsi que vos « prédateurs adoptés », mais nous y venons justement…

 

Cet article a pour but la mise en contexte des 6 articles en vignettes ci-dessous, qui répondent à cette thématique.

Il permet une vision plus globale, de cette stratégie de gestion du problème de limace par les prédateurs.

J’essaie d’aborder trois points que je pense essentiels :

  • Quels sont les prédateurs naturels des limaces ? Comment les attirer au jardin ?
  • Quels sont les prédateurs « adoptés » des limaces ?
  • Pourquoi la différence entre prédateurs naturels et prédateurs adoptés est cruciale ? La présence desquels faut-il privilégier, pour réguler les limaces au jardin ?

 

Mode de lecture conseillé : l’idéal est de lire cet article pour tirer une vue d’ensemble de la question. Puis, prenez le temps d’explorer, parmi les 6 articles ci-dessous, ceux qui vous intéressent le plus : ils permettent une plongée plus en détails vers chacun de ces prédateurs des limaces. Vous y trouverez souvent des vidéos qui les montre chassant et mangeant des limaces, mais aussi des moyens de les attirer spécifiquement au jardin, et pleins d’autres infos.

 

Bonne lecture !

Le hérisson

 

 En détail

Les carabes

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Les amphibiens

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Les limaces léopards

 

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Les canards coureurs indiens

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Les nématodes

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Robin

Robin

Je crois profondément en l’intérêt de la permaculture (et de sa philosophie, notamment la vision systémique des choses qu’elle amène), pour un monde plus cohérent et durable.

Je crois fortement en la force que contient la transmission du savoir, pour faire bouger les choses à grande échelle.

C’est pourquoi je m’implique sur ce blog dédié à la vulgarisation (sérieuse, sourcée, pédagogique, complète (du mieux que je le peux en tout cas 😊 )) de la permaculture, et j’y apporte parfois mes opinions.

Je me concentre pour l’instant sur le problème des ravageurs en permaculture.

J’ai aussi bossé sur des solutions concrètes à ce sujet, comme une barrière à limaces respectueuse et infranchissable, trouvable ici !

Si, comme moi, vous cherchez toujours à comprendre « pourquoi », ce blog vous correspondra peut-être 😉

Photo de fougère
Fleurs de bourrache
Coccinelle sur une feuille

Les plantes à avoir au jardin : les plantes pour héberger les auxiliaires, les plantes à effets répulsifs pour les "ravageurs" (Limaces, Pucerons, Rongeurs, ...)

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Au fait ! Ma barrière à limaces infranchissable est disponible !

le filet à limaces en cuivre de springday

 III. Les prédateurs « adoptés » des limaces

A. Les canards coureurs indiens prédateurs de limaces

héberger des canards coureurs indien permet de lutter contre les limaces

Le fameux canard coureur indien, une espèce de canard spécialement friande de gastéropodes et autres insectes du sol, est un véritable atout pour le jardinier voulant se débarrasser rapidement d’une grosse population de limaces. Ces joyeux palmipèdes passent la journée à fouiller chaque recoin du jardin, pour y dénicher le moindre mollusque qui s’y trouverait.

Pour les accueillir, il vous faudra un terrain de taille suffisante pour les laisser gambader, et un abri, pour les protéger des prédateurs (fouines, martes, renards) une fois la nuit venue.

Il faudra aussi les surveiller voire clôturer certaines sections du potager, pour éviter qu’ils s’en prennent directement à vos salades (ce qui serait un comble !), et ne piétinent vos parterres de fleurs. Il faudra aussi penser à la mise à disposition d’une petite mare, essentielle à leurs besoins.

Si vous voulez lire ma thèse sur les canards coureurs indiens (j’exagère à peine ^^), c’est ici.

 

B. Les poules prédatrices de limaces

poules predateur limaces

Les poules ne mangent pas les grosses limaces (les loches oranges, par exemple), mais elles s’attaquent sans problème aux plus petites limaces (les petites limaces grises, par exemple).

Le problème avec les poules, c’est qu’il est difficile de les laisser en liberté dans votre jardin, pour leur faciliter la chasse aux limaces : il faut les protéger des prédateurs (à moins de les rentrer chaque soir au poulailler, bien sûr), mais il faut aussi protéger votre potager de ces demoiselles.

Une bonne idée, quelques fois vue sur Facebook, est la construction d’un tunnel grillagée qui traverse le jardin, au sein duquel elles peuvent mener la chasse aux gastéropodes sans nuire aux cultures, et sans risquer de s’échapper ou de se faire croquer par un renard.

 

C. Les nématodes ph prédateurs de limaces

Photo d'un nématode ph anti limaces naturel

Une solution que vous connaissez aussi sûrement, c’est l’utilisation de nématodes du commerce. Les nématodes ph sont des vers parasites spécialisés dans la prédation des limaces. Ils entrent par leur orifice respiratoire et les tuent de l’intérieur.

La diffusion de nématodes ph dans un jardin, semble bel et bien permettre une éradication massive des limaces.

Une fois les limaces toutes tuées, ils meurent faute de proies, et il faudra renouveler le traitement.

Pour l’article spécifique sur les nématodes ph, c’est ici.

 

 

III. Pourquoi la différence entre prédateurs naturels et prédateurs adoptés est cruciale ? La présence desquels faut-il privilégier, pour réguler les limaces au jardin ?

limaces mangés par les carabes

Comment un écosystème naturel se régule-t-il ?

Comment les différentes espèces animales et végétales sont « contenues » et régulées, pour permettre la coexistence durable de différentes espèces au sein d’un milieu naturel ?

C’est principalement du fait de l’éternelle balance proies-prédateurs.

 

Pour grossir le trait : si, une année, les lapins de garenne se mettent à abonder, la population de renards va elle aussi se développer (car ceux-ci trouvent alors plus facilement leurs proies). La population de lapins va alors se mettre à chuter, et finira par entraîner la chute de la population de renards (moins de proies), et donc la population de lapin se mettra à ré-augmenter l’année suivante, etc …

En bref, dans un écosystème naturel sans intervention extérieure, les populations de proies et de prédateurs s’auto-régulent.

 le déséquilibre créé par les canards coureurs indiens

Donc, si notre potager accueil des prédateurs naturels des limaces en quantité et diversité suffisante, ils en réguleront naturellement le nombre, ceci tout en conservant un équilibre entre la population de ce prédateur, et la population de ses proies (les limaces ne sont souvent pas ses uniques proies).

Plus notre jardin sera représentatif de l’écosystème naturel de notre région (du milieu naturel du prédateur en question, donc), plus les prédateurs naturels des limaces auront de chances de s’y installer.

 

Maintenant, imaginons que nous mettons un couple de canards coureurs indiens au sein de notre jardin. Ils vont éradiquer les limaces du jardin, mais pas que : de nombreux autres insectes, donc des insectes auxiliaires ou même des insectes eux-mêmes prédateurs de limaces (carabes, par exemple) (sans oublier les autres prédateurs naturels qui s’en irons faute de proies). Et surtout, les canards ne sont pas propres à ce milieu : aucun équilibre n’existe entre ces prédateurs et leurs proies : ils ont été arbitrairement introduits au sein d’un environnement auquel ils n’appartiennent pas à l’origine.

les canards coureur indiens permettent de lutter contre les limaces en permaculture

Idem pour les poules, idem pour les nématodes. Ils n’appartiennent pas au milieu naturel en question.

Le fait est que vous n’aurez apparemment plus de problèmes de limaces.

Mais, si un jour vous donnez vos canards car ils mangent vos salades et dégradent fortement la biodiversité du jardin (biodiversité qui est un élément essentiel d’un jardin en permaculture, ne l’oublions pas), votre souci de limaces réapparaîtra comme par magie ! Et il vous faudra attendre entre 2 et 5 ans pour résoudre durablement le problème sans passer par la case « prédateurs adoptés ». Ce n’est que mon avis, mais l’utilisation de prédateurs adoptés pour résoudre un souci de limaces me semble “artificiel”, et ne correspond pas, selon moi, à la philosophie de la permaculture, où le but me semblait être de comprendre les synergies du vivant, pour éventuellement s’en servir à bon escient pour la maximisation de récoltes pérennes.

 

 

IV. Quelles autres solutions pour réguler intelligemment une population de limaces en permaculture ?

Coquilles d'oeufs barrière anti limaces

Attirer les prédateurs naturels des limaces prend du temps, c’est évident. La solution que je pense intéressante, c’est l’utilisation de barrières à limaces efficaces, pour protéger les sections sensibles du potager, en attendant la régulation naturelle du problème.

Mais des barrières à limaces, il y en a des dizaines, relayées à tout bout de champ.

 

Alors, l’essentiel est de savoir :

  • Qu’est-ce qui est plus une légende qu’une solution vraiment efficace
  • Qu’est-ce qui n’a aucun intérêt par temps de pluie
  • Qu’est-ce qui risque de freiner la régulation naturelle long-terme de notre jardin

Et ben, vous savez quoi ? J’ai personnellement testé toutes ces barrières à limaces, et je vous ai rassemblé les réponses à ces questions dans une infographie 😉 (ci-dessous)

 

J’espère que ça vous plaira ! (C’est automatiquement envoyé dans votre boite mail)

Si vous ne voulez pas écrire votre email car vous avez peur que je vous harcèle, vous pouvez aussi rassembler ces infos par vous-même en fouillant un peu dans la section « limaces » de mon site 😉 (vous y trouverez absolument tout)

 

Conclusion

les limaces ont de nombreux prédateurs

Les prédateurs naturels des limaces ont, depuis toujours, contribués à réguler les populations de limaces au sein des écosystèmes naturels. Reproduire au mieux ces écosystèmes naturels (jardin pas trop « propre » disposant d’une bonne diversité végétale régionale) dans votre jardin, c’est un des meilleurs moyens pour y attirer ces prédateurs naturels des limaces, et parvenir à réguler la population de ces gastéropodes, au bout de 2 à 5 ans.

 

À l’inverse, l’insertion de prédateur « adopté » des limaces, véritables machines d’extermination, voilent le problème en cachant ce qui n’est que le symptôme d’un déséquilibre proies-prédateurs naturels (entre autres). L’introduction de cet élément extérieur déséquilibre un système établi depuis longtemps. Les synergies du vivant sont mises à mal par ce super-prédateur, et ce mode de fonctionnement par la « dissimulation du symptôme », plutôt que par la « guérison du syndrome (déséquilibre systémique)», ne me semble pas en adéquation avec la philosophie de la permaculture.

Mais, bien sûr, ce n’est que mon avis.

Si vous voulez d’autre moyens de gérer les limaces intelligemment, je vous conseille les articles suivant : les plantes anti-limaces, ou la prévention par les plantes,  limaces : les méthodes à éviter, ainsi que le cuivre : test et comparatif

Merci d’avoir pris le temps de lire 😊, j’espère que cet article vous aura intéressé et appris des choses que vous pensez utiles. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires, je suis à l’écoute de tout ce que vous aurez à me partager, car cela ne peut qu’enrichir ce document. Faites-moi parvenir vos idées, je compléterai cet article avec plaisir, afin qu’il soit le plus complet possible.

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2 Commentaires

  1. Malou

    Un grand merci pour tous ces conseils, votre générosité et le souci d’un contrôle toujours respectueux.
    Pour ma part, après avoir pratiqué le ramassage nocturne des limaces et escargots, pour les relâcher en forêt ensuite, j’ai finalement choisi, pour notre petit jardin en région parisienne, d’offrir le gîte et le couvert à nos amis gastéropodes !
    En 2 endroits du jardin, il ont un petit resto à disposition (fruits et légumes bio, je bosse dans une biocoop)
    Des haies, plusieurs coins avec des herbes hautes, abri pour le hérisson et nichoir pour les mésanges.
    Un biodiversité incroyable s’est créée depuis 6 ans, pour le bonheur de tous
    Une barrière adhésive de cuivre entoure nos carrés potagers, mais n’étant pas très durable, je vais tester le filet que vous recommandez.
    Belle journée à vous !
    Malou

    Réponse
    • Robin

      Avec plaisir ! Merci à vous pour ce message 🙂

      Oui, c’est une super idée de nourrir les gastéropodes, c’est une très bonne méthode de distraction de vos plants potagers ! Et, concernant les intérêts d’une biodiversité riche au jardin, vous le savez, ils sont nombreux, et n’ont plus vraiment besoin d’être démontrés :p

      Belle journée à vous aussi !
      Robin

      Réponse

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