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Le compostage de surface, protégez votre potager des limaces, avec amour

une limace est sur du compostage de surface, et on voit bien qu'elle adore ça

Dans cet article, je vous présente brièvement le compostage de surface sous ses avantages et inconvénients, pour une utilisation générale en permaculture. La section en vert est un peu plus technique.

Ensuite, je vous partage pourquoi et comment éviter la “guerre aux limaces”, en quoi le compostage de surface est une méthode “magique” pour enfin jardiner avec elles, et vous donne quelques astuces pratiques de mise en place de ce compostage. 

Avant d’aller plus loin, si vous avez des soucis de limaces au jardin, il y a un article qu’il faut absolument que vous lisiez, parce qu’il regroupe l’ensemble des solutions présenté sur mon site web. C’est l’article “contrôle des limaces au jardin”, dont le lien est juste ci-dessous. Je vous conseille de le lire, et de revenir ensuite.

Contrôle des limaces : synthèse et tests vidéos

I. Pourquoi faire un compostage de surface ?

un compostage de surface à froid

Le compostage de surface, vous en avez souvent entendu parler, mais pour vous rien ne vaut un bon compost dans un coin du jardin ?

Alors, pourquoi est-ce que tant de monde utilise cette technique de compostage en permaculture ?

Je vais tenter de rester synthétique, en vous exposant avantages et inconvénients de ce que j’ai pu apprendre à ce sujet.

 

1. Mais, c’est quoi au fait le compostage de surface ?

un point d'interrogation

Le compostage de surface, en principe, c’est un compostage qui a lieu directement sur le sol de votre potager ! Si j’utilise cette technique, en plus (ou à la place) de mon paillis, je vais ajouter tous mes déchets organiques destinés classiquement au composteur, entre mes rangées de plants.

2. Avantages :

Un pouce vert vert le haut : avantages

le jardinier fait une sieste car son jardin est autonome

  • Idéal pour les faignants ( 😉 ) ou les adeptes du « potager autonome » : vous adorez profiter de vos légumes sans passer trop de temps à tout devoir gérer ? Vous êtes adepte de l’utilisation massive d’oyas plutôt que de passer des heures à vider les nappes phréatiques de votre région ? : Le compostage de surface vous évite le travail d’entretient d’un tas de compost « à chaud », et vous évite les allers-retours vers celui-ci (ou même un composteur à froid) pour alimenter votre sol en bon compost frais. Aussi, les déchets verts sont excellents pour aider à maintenir un super taux d’humidité au niveau de votre sol, et vous permet donc d’arroser beaucoup moins (voir plus du tout !). C’est quelque chose de super que vous pouvez très bien combiner avec des oyas, pour ceux qui ne veulent plus arroser, dans des régions même très sèches.

Un carabe sur de la mousse

  • Vous favorisez nettement la vie de votre sol ! Cétoines, collemboles, cloportes, blaniules … et autres petits et micro-organismes viendront sur-place digérer cette matière organique. Ce qui attirera aussi leurs prédateurs, pour une favorisation de la biodiversité directement sur place, et pas seulement dans le coin reculé de votre potager. Et une biodiversité plus riche, c’est un jardin plus stable et résilient !

Du pailage entre des rangées de salades

  • Vous avez peur d’être frappé par la terrible faim d’azote, qui vous fait trembler et blanchit vos nuits, vous et votre famille ?

Qu’ à cela ne tienne, car le compostage de surface a réponse à tout !

J’exagère un peu, mais en effet, si vous avez l’habitude de pailler votre jardin pour préserver la vie du sol, un apport régulier de matière organique riche en azote (vos épluchures et autres déchets verts) viendra équilibrer votre rapport carbone/azote, ce qui diminuera grandement les risques de faim d’azote.

C’est aussi un moyen de se rapprocher le plus possible d’un biotope naturel, car, dans la forêt par exemple, les déchets végétaux, les fruits ou restes de fruits, se retrouvent au niveau du sol, selon une répartition homogène.

 

3. Inconvénient :

un pouce rouge vers le bas : inconvénients

  • Ce n’est pas très esthétique : « Bof, je n’ai pas vraiment envie que mon jardin ressemble à une décharge ». Oui, c’est vrai que si tous vos déchets organiques se retrouvent à vue lorsque vous vous détendez dans votre jardin, ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable, visuellement parlant. Mais, mélangés avec du paillis, il est très probable que l‘on ne les voit presque pas. Mais c’est vrai qu’il est peut-être plus esthétique de limiter ce type de compostage au niveau de vos plantes et fleurs ornementales, souvent à proximité directe de votre lieu de vie.

 

  • Ces déchets végétaux peuvent attirer les limaces à proximité direct de votre potager. Oui, c’est vrai, mais c’est aussi un moyen de les distraire de vos plantes ! (On voit tout ça dans la partie qui suit).

Section spéciale : Qu’est-ce qui fait que le compostage de surface diminue le risque de “faim d’azote” ?

Du pailage entre des rangées de salades

Lorsque vous paillez votre potager avec de la paille, le rapport carbone/azote de cet apport est déséquilibré : en effet, le rapport C/N de la paille est de 100. Cela veut dire que la paille et composé de 100 fois plus de carbone que d’azote.

Or, la décomposition de 100 g de matière carbonée nécessite la mobilisation (par les micro-organismes du sol responsable de cette décomposition) de 4 g d’azote, en moyenne.

Pour 100 grammes de paille à décomposer par les micro-organismes, cela nécessite donc la mobilisation de 4 grammes d’azote. Mais la paille ne contient qu’un gramme d’azote pour 100 grammes de matière ! 3 grammes d’azote contenus dans le sol seront alors mobilisés par les micro-organismes du sol jusqu’à digestion complète de la paille. Cet azote présent dans le sol ne peut donc plus être capté par vos plantes, ce qui peut entraîner une faim d’azote.

Pour limiter ce phénomène, il faut rééquilibrer le rapport carbone/azote, notamment par l’apport de matière azoté au sol (les déchets verts par exemple). Ainsi, si vous apportez de l’azote aux micro-organismes du sol, ceux-ci n’auront plus besoin de mobiliser l’azote qui y était déjà présent, et ce dernier pourra donc être capté par vos plantes.

Voici une liste de différents matériaux riches en azote avec leur rapport C/N, qui, en complément du compostage de surface, peut vous aider à en finir avec une faim d’azote (source : la permaculture au jardin de Damien Dekarz) :

 

  • Urine : 0.70
  • Viande : 1
  • Déjections animales : entre 5 et 10
  • Herbe fraîche : entre 10 et 15
  • Feuilles vertes : entre 10 et 20
  • Déchets de cuisines (épluchures, …) : 20
Robin

Robin

Je me passionne de Permaculture.

Mon but, avec ce site web, est que chacun puisse y trouver, facilement, toutes les informations nécessaires à la gestion Perma de chaque petit "ravageur" du jardin.

J'ai travaillé sur des solutions concrètes à ce sujet (plus d'infos ici), et je souhaite, ici, partager ce que j'ai appris lors de mes recherches.

J'essaie d'associer sources scientifiques fiables, rigueur de raisonnement, et un peu de légèreté !

Photo de fougère
Fleurs de bourrache
Coccinelle sur une feuille

Les plantes à avoir au jardin : les plantes pour héberger les auxiliaires, les plantes à effets répulsifs pour les "ravageurs" (Limaces, Pucerons, Rongeurs, ...)

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Au fait ! Ma barrière à limaces infranchissable est disponible !

le filet à limaces en cuivre de springday

II. Le compostage de surface, ou comment jardiner avec les limaces sans leur faire la guerre.

1. La “guerre des limaces” et le compostage de surface, et pourquoi ça marche

un char d'assaut pour représenter la guerre contre les limaces

Les limaces… sacrée affaire…

Chaque année, avec les premières pluies du printemps, des centaines, voir des milliers d’appels à l’aide poussent dans les groupes de permaculture sur Facebook.

Devant les explosions de populations de ces gastéropodes, qui se reproduisent et se développent très vite au printemps, les semis et jeunes plants ne font souvent pas long feu.

Alors, on sort l’artillerie :

  • Chars d’assaut de contre-productivité : granulés anti-limaces et pièges à bière
  • Bunkers de cendre et de coquilles d’œufs, à l’efficacité plus que douteuse (preuve en vidéo)
  • Armés de terre : cavalerie de canards coureurs indiens, nématodes infiltrés

Même les murailles de protection des plantes, parfois très efficaces (vous pouvez cliquer ici pour retrouver l’ensemble des barrières à limaces, ou alors cliquez ici pour un test et comparatif des barrières en cuivre), ne sont pas toujours utilisables pour la totalité d’un jardin, et le recrutement des troupes indigènes (hérissons, carabes, staphylins, …) est parfois long.

Et s’il ne suffisait que de changer d’état d’esprit ? Si nous décidions de ne plus voir les limaces et les escargots comme des ennemis, mais comme des alliés de la fructification potagère ?

Et s’ils n’agissaient pas en courroux de forces holistiques supérieurs insaisissables, mais plutôt en symptôme, en indicateur d’aide à la découverte du syndrome qui touche votre jardin ?

Il apparaît que c’est en fait souvent le cas. Le rééquilibre est parfois long à se mettre en place, mais nécessite pour cela de ne pas tuer ou exclure les gastéropodes du système potager. Sans quoi, par exemple, les prédateurs naturels ne s’installeront pas.

Mais alors, comment protéger vos plantes des limaces, sans méthodes qui nuirait à celles-ci ?

Une superbe solution à cela, c’est le compostage de surface, justement.

Les limaces ont naturellement un rôle de digestion (de matières organiques dans un premier stade de décomposition notamment, ce qui limite la propagation de champignons pathogènes !) au sein d’un écosystème. Si elles en ont à disposition, elles se tourneront donc préférentiellement vers des déchets végétaux plutôt que sur vos plants.

Si elles sont parfois très voraces au printemps, c‘est justement parce qu’elles meurent de faim : au printemps, toute la vie redémarre, et la proportion de végétaux en début de décomposition, est bien plus rare qu’aux autres périodes de l’année.

Nourrissez-les, et elles devraient laisser vos plantes tranquilles. Peaux de bananes, feuilles de salade flétries, épluchures de pommes de terre, seront alors leur cadeau de remerciement pour tout le travail qu’elles accomplissent. (Merci à Eric du groupe « permaculture : ravageurs et rééquilibre » pour l’inspiration).

Donnez de l’amour, évitez la guerre !

2. Petites astuces pratiques pour le compostage de surface destiné aux limaces

une ampoule allumée pour représenter une idée

Ok, donc vous êtes à priori partant pour tester un compostage de surface face à ces flots incessants de limaces qui ravagent votre potager.

Oui mais, est-ce que je dois mettre en place ce compostage de surface d’une manière particulière ?

En fait, pas tant que ça, mais un peu tout de même, je m’explique :

Votre compost de surface devra être réparti de manière assez homogène pour profiter de ces bénéfices pour la bonne santé de votre sol. Mais, dans un cas d’utilisation principale pour la gestion saisonnière des limaces, vous pouvez mettre en place trois choses :

  • Répartir le compost de surface, pour que sa densité soit plus importante en périphérie du potager, par rapport à son intérieur (pour tenir éloigné au maximum les limaces des zones les plus sensibles)

 

  • Ne disposez pas trop (voir pas du tout) de compost à proximité directe des pieds de vos plants : cela pourrait favoriser le développement de pathogènes (mildiou pour les plants de tomates par exemple)

 

  • Si vous jardinez en bacs, il peut-être très intéressant de disposer une partie du compost au sol, en contrebas autour des bacs : les limaces s’y arrêteront avant d’escalader les bacs. Ajouter aussi un peu de compost dans vos bacs pour bénéficier de ses intérêts pour la vie du sol et pour vos plantes

 

  • Vous pouvez aussi opter pour la mise en place d’un compostage de surface dans un coin reculé de votre jardin, éloigné de votre potager : il pourra y rassembler la majorité des limaces, ce qui les détournera de votre potager (technique proche de celle d’un massif sacrificiel)

 

  • Finalement, la quantité de compost de surface à mettre en place sera à réguler dans le temps et en quantité (pas trop d’un coup) : pour une compréhension du pourquoi de cela, voici un article qui l’explique en détail (limaces : rôle, indications, et régulation par restructuration du système).

 

 3. Et si les limaces dévorent tout de même vos plants ?

Un crapaud vu de face

Si les limaces attaquent tout de même vos plants les plus sensibles, je pense que l’utilisation de barrières efficaces autour de ceux-ci peut résoudre le problème à court-terme. La combinaison des deux solutions est souvent très efficace, et cela n’exclut en rien les limaces du jardin !

Pour une régulation plus long terme du problème, vous pouvez planter des plantes naturellements répulsives, attirer les prédateurs des limaces, ou restructurer votre sol (pour attirer les champignons mycorhiziens notamment)..

Pour une revue des solutions court et long-terme, vous pouvez lire l’article principal que j’ai écris à ce sujet : gestion perma des limaces en permaculture.

 

 

Conclusion

Le compostage de surface est une pratique de plus en plus utilisée en permaculture, et ce n’est pas pour rien : favorisation de la vie du sol, moins de travail au jardin, meilleur rapport C/N… mais aussi moyen efficace de jardiner avec les limaces, en profitant de leurs incontestables bienfaits, tout en limitant les dégâts sur vos plantes !

Finalement, éviter la guerre avec les limaces, leur offrir du compost-cadeau, et protéger vos plantes, c’est compatible !

 

Merci d’avoir pris le temps de lire 😊, j’espère que cet article vous aura intéressé et appris des choses que vous pensez utiles. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires, je suis à l’écoute de tout ce que vous aurez à me partager, car cela ne peut qu’enrichir ce document. Faites-moi parvenir vos idées, je compléterai cet article avec plaisir, afin qu’il soit le plus complet possible.

le compostage de limace et les limaces en permaculture

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13 Commentaires

  1. Martine

    Mille fois merci pour toutes ces informations ! Je résiste et m’interdis d’utiliser des granulés anti limaces mais c’est dur. Je leur mets des déchets à disposition un peu partout mais cela ne suffit pas. Donc j’allais ramasser ces gloutonnes tous les soirs de cette semaine pour les mettre beaucoup plus loin. Mais ce n’est pas facile. Donc OK, je tente le compostage de surface !

    Réponse
    • Robin

      Merci beaucoup pour votre message Martine ! Oui, c’est vrai que ce n’est souvent pas facile.. tenez moi au courant si le compostage de surface fonctionne ! Bonne journée

      Réponse
  2. Badet

    Bonjour. Merci pour votre article. Simplement auriez vous des petites techniques pour que le compostage de surface ne rebute pas le voisinage hostile à la permaculture ? Faut il couper en petits morceaux………Binne journée.

    Réponse
    • Robin

      Bonjour, avec plaisir 🙂

      Oui ça peut être une bonne idée pour lui donner un aspect moins dérangeant pour vos voisins. Ce que vous pouvez faire, c’est par exemple le passer à la tondeuse, ça le broie en petits morceaux. Autrement vous pouvez l’enfouir sous de la paille, mais du coup les limaces tomberont beaucoup moins facilement dessus. Personellement, je pense que la première solution est la meilleure

      Bonne journée à vous aussi !

      Réponse
  3. vivi

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour ce beau résumé!

    Et si on utilise le compostage avec des seaux bokashi, est-ce tout aussi indiqué d’étaler les déchets organiques de cette manière?

    Réponse
    • Robin

      De rien, merci à vous ! 😊

      Vous voulez dire : est ce qu’il est préférable de faire un compostage de surface plutôt que d’utiliser votre seau bokashi ? Par rapport aux limaces, épendre le “jus de compost” sera à mon avis peu utile pour les distraire de vos plantes. Au contraire, l’odeur risque de les attirer, et comme elles n’auront rien à se mettre sous la dent, elles risquent de se rabattre sur vos plantes… Si votre question portait plutôt sur les intérêts plus généraux du compostage de surface, je pense que faire un compostage de surface est aussi sûrement plus bénéfique pour la vie de votre sol, plutôt que d’y ajouter du “jus de compost” ou le compost riche qu’il permet aussi de créer. En fait, si le composteur fait tout le travail, et que le résultat est donné au sol, tous les micros et macro-organismes composteurs ne seront pas présents sur votre sol, car il n’auront pas besoin de l’être. Et donc, les insectes prédateurs de ces derniers n’y seront pas présents non plus. Vous perdez aussi l’avantage de la fraicheur, qui est bien mieux conservée dans votre sol avec du paillis de végétaux encore gorgés d’eau. En fait, je pense que cette invention est peut être plus dédiée aux appartements, car elle permet de produire soit même son engrais “bio” et naturel pour les plantes en pôt par exemple. Mais si, dû à la disposition de votre jardin, c’est bien plus pratique pour vous, alors c’est déjà super : je pense que c’est une très bonne alternative au composteur en bac, et qu’il en a ses inconvénients, mais aussi ses avantages ! J’espère que ça vous aide un peu 🙂

      Réponse
      • vivi

        Rebonjour

        Merci pour votre rapide réponse.
        Je voulais surtout parler du contenu du seau en fait.
        Avec mon bokashi, j’ai 2 types d’éléments: le jus, comme vous dites, et les déchets organiques. Ces derniers, soit je les enterre (par exemple, 15 jours avant de planter un arbre, etc…) soit je les mets dans mon bac à compost.
        (“Une fois le seau rempli, et après avoir fermenté 15 jours, cela donne un compost de grande valeur qui aura gardé toute son énergie nutritive.”). Le problème est que, malgré le bon amendement que cela donne, il est acide et on ne peut pas mettre cela directement sur les racines (d’où le fait que je les enterre 15 jours avant pour que l’acidité s’évacue).
        Du coup, je me demandais si, pour le compostage de surface, il pourrait y avoir ce genre de problème (brulage des racines de mes légumes du à l’acidité )

        Encore merci pour votre aide… c’est toujours un plaisir de tomber sur des blogs tels que les vôtres!

        Réponse
        • Robin

          Très bonne question.
          Je suis allé rechercher des infos pour cette question précise, et ce que je trouve ne montre pas de lien direct entre acidité de l’amendement et brûlures racinaires, plutôt un effet indirect..
          Les brûlures racinaires seraient le plus souvent causées par une absorption excessive des nutriments du sol par les racines. L’acidité du substrat agirait indirectement, en favorisant l’absorbabilité des nutriments par la plante.
          Du coup, si vos déchets organiques sont très acides, mais que votre terre est “naturelle” (pas trop d’apport de “jus de terreau”, de terreau, de fumier), et pas excessivement riches en nutriments directement assimilables donc, je ne pense pas que celà puisse poser problème. Et puis, les amendements compostés présentent peu de risques à ce niveau (comparé aux amendements bruts comme le fumier, qui comportent une proportion beaucoup plus importante de nutriments directements assimilables).

          Ca, c’est en théorie.. après en pratique vous pouvez de toute manière très bien commencer à composter en surface avec ces déchets là, et puis jauger tout celà en fonction de l’aspect de vos plantes (qui témoigne de l’état de votre sol). Après, je ne me suis pas encore plongé assez dans cette question pour vous répondre plus précisément.. j’espère que ça vous aide tout de même un peu ?

          Bonne journée, et merci pour votre message, c’est vraiment agréable de voir que notre travail est apprécié !

          Réponse
          • vivi

            C’est à moi de vous remercier!!

  4. Muriel

    merci beaucoup. article très interressant .j’en prends bonne note et tenterais l’expérience.

    Réponse
    • Robin

      Merci ! Oui et tenez-moi au courant de vos résultats, si vous la tentez ! 😊

      Réponse
  5. manu

    merci pour pour cette belle et interressante lecture. avant je ramassai les limaces que je balançais tres loin ,maintenant je ferais avec

    Réponse
    • Robin

      Merci Manu ! 😊 Oui il faut arriver à trouver la patience pour attendre la régulation naturelle du problème..

      Réponse

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