Que mangent les limaces et escargots, et comment jardiner avec eux ?
Beaucoup de jardiniers en permaculture luttent chaque saison contre des hordes de limaces affamées, qui dévorent le fruit de jours entiers de travail. Tous les anti limaces naturels sont essayées, souvent en vain, les demoiselles sont ramassées, déplacées, re-ramassées, … re-re-re-déplacées…, le halo de votre frontale fouille les herbes, les cernes creusent votre visage…
Et si un aménagement du jardin, qui se base sur la connaissance de ce que mangent limaces, en conséquence et en prévention, permettait de résoudre le problème ?
C’est ce que j’essaie de mettre en avant dans cet article.
Points clés
• Casser le mythe : Les limaces sont avant tout des détritivores. Elles préfèrent de loin les végétaux en décomposition, les champignons, les cadavres et les excréments à vos légumes vivants.
• Le signal d'attaque : Si elles mangent une plante vivante, c'est souvent qu'elle est malade ou stressée. Une plante en mauvaise santé émet des signaux qui attirent les limaces, qui jouent alors leur rôle de "police sanitaire".
• Plantes aimants (à protéger) : Surveillez en priorité : Basilic, Choux, Salades, Œillets d'Inde, Haricots et jeunes courges. Ce sont leurs desserts favoris.
• La stratégie "Sacrifice" :
Plantez délibérément ce qu'elles adorent (Moutarde, Colza, Hosta, Dahlia) en périphérie ou au cœur du potager pour détourner leur appétit de vos cultures précieuses.
• Le piège du paillage :
– À éviter au printemps : Tontes de gazon fraîches et foin humide (elles adorent s'y réfugier).
– À privilégier : Chanvre, Miscanthus, ou aiguilles de pin (secs et rugueux).
• En résumé : Ne luttez pas uniquement "contre" elles. Soignez vos plantes pour les rendre moins attractives et offrez aux limaces une nourriture alternative (plantes sacrifices ou compost de surface).
Si vous découvrez mon blog, c’est que vous êtes probablement embêté par les limaces et les escargots.
Vous seriez probablement très intéressé par la barrière anti-limaces en cuivre que j’ai conçu : le filet anti limace.
Il a tout changé, pour moi. Je peux enfin cultiver des salades, des choux, des fraises, et des cucurbitacées, sans m’arracher les cheveux de la tête.
N’hésitez pas, c’est un investissement (le cuivre est cher), mais vous gagnerez probablement un temps fou !
Mais, avant d’aller plus loin, je vous conseille de lire l’article en vignette ci-dessous. Ensuite, revenez à celui-ci.
Les plantes anti-limaces, la prévention par les plantes
I. Que mange VRAIMENT une limace ? (Casser le mythe végétarien)
Avant de les maudire parce qu’elles ont transformé vos laitues en dentelle, il est essentiel de comprendre leur véritable rôle biologique. Dans la nature, la limace n’est pas programmée pour être un prédateur de légumes vivants. C’est avant tout un nettoyeur et un détritivore.
Si elle s’attaque à votre potager, c’est bien souvent “par défaut”, car son environnement est déséquilibré ou qu’elle ne trouve rien d’autre à se mettre sous la dent.
Son menu préféré (bien avant vos salades)
Si on laissait le choix à une limace dans un environnement riche et sauvage, voici ce qu’elle choisirait de manger en priorité :
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Les champignons et moisissures : C’est leur péché mignon absolu. Elles en raffolent souvent bien plus que de la verdure. Un jardin “trop propre”, traité au fongicide ou sans bois mort (qui abrite les champignons), est un jardin où les limaces, affamées, se rabattront inévitablement sur vos légumes.
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La matière en décomposition : Une plante morte, une feuille pourrie, du paillage en décomposition ou du compost. Elles accélèrent le retour des nutriments au sol.
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Les cadavres (Nécrophagie) : Et oui, l’image est peu ragoûtante, mais les limaces mangent les animaux morts (souris, oiseaux, vers de terre morts…). Elles pratiquent même le cannibalisme : si vous écrasez une limace et la laissez sur place, l’odeur attirera inévitablement ses congénères la nuit suivante pour la nettoyer.
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Les excréments : C’est le côté “éboueur” de la nature. Elles consomment et recyclent les déjections des autres animaux (chiens, chats, faune sauvage).
La nuance Escargot vs Limace : une histoire de coquille
Bien que leur régime alimentaire soit très proche (et leurs dégâts similaires), l’escargot a une contrainte vitale que la limace n’a pas : sa coquille.
Pour la construire et la réparer, il a un besoin impératif de Calcium. C’est pourquoi vous verrez souvent plus d’escargots sur les sols calcaires, ou en train de râper les vieux murs en ciment et les pierres. La limace, elle, est beaucoup moins dépendante de cette ressource et peut coloniser des sols plus acides sans problème.
II. Pourquoi choisissent-elles VOS salades ? (Le signal de la plante malade)
Vous avez sans doute déjà remarqué ce phénomène étrange : sur une ligne de 10 salades apparemment identiques, une seule est dévorée jusqu’à la racine en une nuit, alors que ses voisines immédiates sont laissées parfaitement intactes. Ce n’est pas du hasard, et ce n’est pas non plus parce que cette limace avait une dent contre vous. C’est de la biologie.
Un odorat ultra-développé pour repérer la faiblesse
Les limaces et escargots possèdent un odorat extrêmement fin. Dans la nature, leur rôle est celui de “police sanitaire”. Leur instinct les pousse à éliminer les individus les moins viables pour accélérer le retour de la matière organique au sol et laisser la place aux plus forts.
Concrètement, elles sont irrésistiblement attirées par les plantes stressées, malades ou en train de faner. Lorsqu’une plante souffre (manque d’eau, racines abîmées lors d’un repiquage maladroit, début de maladie cryptogamique), elle émet des signaux biochimiques invisibles pour nous, mais très clairs pour les gastéropodes. Elle dégage notamment de l’éthylène et d’autres composés volatils qui agissent comme une véritable “cloche de dîner” pour les limaces des alentours.
La leçon pour le jardinier : déculpabilisez !
Il faut changer notre regard sur les dégâts. Si vos jeunes plants fraîchement repiqués se font attaquer massivement, ce n’est pas toujours “la faute aux limaces”. C’est souvent le signe que la plante était déjà en souffrance.
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Un plant de courgette qui a eu soif avant la plantation ? Attractif.
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Une salade dont les racines ont été trop chahutées ? Attractive.
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Un légume inadapté à votre sol ou à l’exposition ? Attractif.
En mangeant cette plante “faible”, la limace ne fait que son travail de régulation naturelle. La conséquence pratique est simple : plutôt que de passer toute votre énergie à lutter contre la limace, dépensez-en une partie pour soigner la santé de vos plantes. Un plant vigoureux, planté dans un sol vivant et sans stress hydrique, devient chimiquement beaucoup moins “visible” et appétissant pour les ravageurs.
III. Et les plantes qu’elles ne mangent pas ? (La solution Barrière)
Avant de voir la liste de leurs plats favoris (pour savoir quoi protéger), une question revient souvent : “Existe-t-il des plantes que les limaces détestent ?”.
La réponse est OUI. Certaines plantes, par leur texture ou leur odeur, sont de véritables répulsifs ou barrières vivantes (comme la Bourrache), et d’autre y sont simplement résistantes à leur attaques (ou simplement non attaquées car pas attractives pour les limaces). Plutôt que de les lister ici, j’ai consacré un dossier complet à ce sujet pour vous aider à créer des “boucliers végétaux” autour de votre potager. Ici pour les fleurs résistantes. Et ici pour les plantes résistantes et/ou répulsives.
IV. La “Liste Rouge” : Les plantes potagères qui sont des aimants à limaces

Nous avons vu ce qu’elles n’aiment pas. Mais soyons honnêtes, la plupart des légumes que nous adorons cultiver sont aussi leurs favoris. Ces plantes sont tendres, sucrées et sans défenses chimiques.
La liste des plantes à surveiller comme le lait sur le feu : Si votre jardin est infesté, sachez que planter ces variétés revient à sonner la cloche du dîner. Elles demanderont une protection rapprochée (filet, cloche, ou surveillance nocturne) :
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Le Top du Top (Leur dessert préféré) :
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Le Basilic (elles peuvent raser un plant en une nuit).
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Les Choux (surtout les jeunes plants).
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La Salade verte (Laitue, Batavia… moins la Mâche qui est plus résistante).
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Les œillets d’Inde (souvent plantés pour protéger les tomates, ils se font dévorer en premier… ce qui en fait de bonnes plantes sacrificielles !).
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Les autres mets délicats :
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Haricots et Soja (dès la levée).
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Maïs doux.
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Jeunes plants de Courges, Courgettes et Concombres (une fois adultes, les poils les protègent, mais bébés, ils sont vulnérables).
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Jeunes plants de Poivron et Céleri.
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Choux-rave.
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Asperges.
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Épinards.
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Le cas critique des FRAISES (et comment les sauver) Les limaces adorent les fraises pour leur sucre, et parce que le fruit touche souvent le sol. L’astuce spécifique : Évitez le paillage de déchets verts frais (tontes) au pied des fraisiers, car cela attire les limaces juste sous les fruits. Préférez un paillage d’aiguilles de pin (qui complique leur progression et qu’elles apprécient bien moins que les autres paillis) ou de laine de mouton brute autour des pieds. Sinon, la culture en pot suspendu reste la protection la plus radicale.
“Mais elles mangent tout ! Je mange quoi moi ?” Je vous entends d’ici : “Mais Robin, ils y sont tous ! Je ne vais quand même pas manger que des patates et des oignons à tous les repas !”. C’est vrai, c’est décourageant. C’est pour ça que connaître cette liste ne sert pas à s’interdire de les planter, mais à savoir où concentrer vos efforts de protection. Ne gaspillez pas votre énergie à protéger les tomates (elles craignent peu), mettez le paquet sur vos salades et vos choux !

Robin
Mes deux premiers potagers ont été de vrais fiascos.
Je m'étais appuyé sur des "guides potager" simples, faciles... Mais trop superficiels.
Je ne comprenais pas vraiment ce que je faisais.
J'obéissais bêtement à des "règles" dictés par certains.
Depuis, je cherche à comprendre.
Car ici, c'est le potager du POURQUOI.
On se pose et se repose cette question, toujours, à chaque fois que l'on nous dit ce que nous devrions faire.
Pour être autonômes, libres, et confiants dans ce que l'on fait.
Et on se base, au maximum, sur des sources scientifiques. Ou très sérieuses.
Et une bonne méthode paie : en moins de trois ans, mes récoltes ont été multipliées par plus de 10. Exemple ici en photo, en bas de page, et dans mes emails.
Depuis, j'ai pu accompagner des centaines de jardiniers, débutants et moins débutants, à mieux comprendre leur potager, et augmenter leurs récoltes. Tout en les aidant à comprendre ce qu'ils font, et pourquoi ils le font.
Cliquez ici pour connaître l'histoire qui m'a mené ici, ainsi que les sources qui m'inspirent..
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Articles en lien avec celui-ci (cliquez sur les images) :
Les plantes à avoir au jardin : les plantes pour héberger les auxiliaires, les plantes à effets répulsifs pour les “ravageurs” (Limaces, Pucerons, Rongeurs, …)
V. Comment jardiner avec des plantes très sensibles aux limaces ?
1. Comment protéger les semis et les jeunes plants des limaces ?

Plusieurs plantes de votre potager sont sensibles aux limaces, tout au long de leur développement (c’est le cas, par exemple, des radis, des salades et choux, du basilic, entre autres…). Mais la majorité des plantes y sont bien plus sensibles dans leur premier stade de développement (cucurbitacées par exemple). Une bonne solution, pour ces plantes-là, consiste à protéger les jeunes plants, et ne les mettre en terre qu’une fois qu’ils sont assez vigoureux : ils seront alors moins attractifs pour les limaces et les escargots, et ils encaisseront mieux d’éventuels dégâts, lorsque ces derniers viendront les manger. La conservation de ces jeunes plants en intérieur est une très bonne solution. Dans le cas général, il vaut mieux ne pas semer directement en terre.
2. Sélection des plantes les plus résistantes aux limaces

Une autre stratégie que vous pouvez mettre en place, est de vous fier à Mr Darwin, même si cela est une démarche à bien plus long-terme.
Pour toute espèce, la nature applique une sélection naturelle… de sorte que seuls les individus les mieux adaptés à leur environnement puissent procréer. Cela, afin de transmettre leurs gènes (et donc leurs caractéristiques anatomiques et/ou comportementales) à leur descendance. Cela permet aux espèces une résilience et une adaptabilité remarquable, à long-terme, face à de forts changements au sein de leur environnement. Les plantes sont aussi soumises à cette sélection naturelle.
Si vous avez planté 10 plants de courgettes dans votre jardin, la diversité des patrimoines génétiques fait qu’aucun n’aura exactement les mêmes caractéristiques que son voisin. Parmi ces différences, les plants n’auront probablement pas tous la même attractivité face aux limaces (leur texture et/ou « goût » sera très légèrement différent) .
Parfois, vous allez alors remarquer qu’un de vos plants a été attaqué moins que les autres, par les limaces.
Ce que vous pouvez faire, c’est récupérer les graines de ce plant (son patrimoine génétique donc), pour les ressemer la saison prochaine. S’il s’avère que ce plant de courgette a bien été moins attaqué du fait de sa plus faible attractivité pour les limaces (et pas uniquement par chance, car c’est aussi possible), alors, en continuant de procéder de la sorte, saison après saison, vos plantes seront plus résistantes face aux limaces.
3. Semer des anciennes variétés de plantes, que mangent peu les limaces

Une méthode plus simple, et plus rapide à mettre en place, consiste à choisir directement des variétés de plantes anciennes. En effet, au fil des dernières décennies, la sélection des plantes s’est faite dans le but de ne conserver que les plants qui donnaient le plus de fruits, les plus gros, et ceux ayant le meilleur goût. Les aléas climatiques et environnementaux (sécheresse, explosion de populations de limaces, …), eux, étaient contenus par les « progrès » technologiques (arrosages abondants, granulés au métaldéhydes, …).
Mais à l’époque, lorsque toutes ces technologies n’existaient pas encore, les plantes que l’on sélectionnait était les plus résistantes naturellement, car c’était celles qui survivaient.
De nombreuses variétés anciennes ont été conservés, et leur résistance naturelle plus importante face aux limaces, est un vrai atout.
VI. Comment se servir de la connaissance de ce que mange une limace : la technique du massif sacrificiel
1. La technique du massif sacrificiel : pourquoi ? Et comment s’en servir pour éloigner les limaces du potager ?

Le massif sacrificiel, consiste, comme son nom l’indique, à dédier une part de votre jardin aux limaces, pour limiter les dégâts sur vos plantes potagères. Cette part qui leur sera offerte, si vous pouvez le voir comme un cadeau pour leur utilité au jardin, est aussi un moyen de focaliser leur « attention » sur des plantes peu importantes pour vous, mais très attractives pour elles (c’est le même principe qu’avec le compostage de surface).
Imaginez que vous êtes avec des amis, et que vous soyez tous des fans absolus de crêpes. Vous êtes sur une place piétonne, et il y a un stand de crêpes, à l’extrémité de la place, et un stand de barbe à papa à l’autre extrémité.
Il y a de fortes chances pour que vous vous dirigiez vers le stand de crêpes. Et même si un de vos amis en a mangé la veille, et part s’acheter une barbe à papa, il y a plus de chance que la majorité d’entre vous se délectent de ces crêpes roulées bien tièdes.
Dans votre jardin, imaginons que le stand de barbe à papa ce soit votre potager. Installez-y le stand de crêpes, que les limaces préfèrent.
2. Liste des plantes que mangent avec passion les limaces, à utiliser pour un massif sacrificiel

Voici les variantes que vous pourriez proposer aux limaces et escargots dans votre stand :
- Moutardes citron-sucre
- Tournesols crème de marron
- Hostas confiture de fraises
- Dahlia banane-nutella
- Zinnia caramel beurre salé
- Radis miel de garrigues
- Colza poire-chocolat
- Cresson sirop d’érable
- Pissenlits chantilly
VII. Mettre ce que mangent préférentiellement les limaces à l’intérieur du potager
Ce qu’il est aussi possible de faire, en plus de la création d’un massif sacrificiel dans un coin reculé du jardin (pour y tenir la majorité des limaces éloignées de votre potager), est d’ajouter des plantes que les limaces adorent manger, à l’intérieur de votre potager. Pour reprendre l’analogie de tout à l’heure, il y aura toujours quelques limaces qui s’aventureront vers votre stand de barbe à papa (par hasard ou parce qu’elles y étaient proches). Votre stand de crêpe à l’autre bout du jardin ne les intéressera pas (c’est bien trop loin et elles ne le détecteront pas, ou alors le coût/bénéfice (instinctif) de ce déplacement devient faible).
Il faut donc planter des plantes à « sacrifier » (qui font habituellement partie du cœur de l’alimentation des limaces), aussi au sein de votre potager, entre vos plantes les plus précieuses.
VIII. Le rôle du paillage : Menu à volonté ou Barrière ?
En permaculture, la règle d’or est de toujours couvrir son sol. “Le sol ne doit jamais rester nu”, répète-t-on souvent. C’est vrai pour la vie du sol, mais lorsqu’on a un problème de limaces, le choix du matériau de paillage devient une arme à double tranchant. Selon ce que vous étalez au pied de vos plantes, vous pouvez soit inviter les limaces au festin, soit leur construire une course d’obstacles.
Le paillage “Cantine” (À éviter au printemps)
Certains paillis agissent comme un aimant puissant. Ils offrent aux limaces le gîte (l’humidité et l’ombre) et le couvert (la nourriture). Si vous faites face à une invasion, évitez temporairement les paillis verts, humides et riches en azote :
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Les tontes de gazon fraîches : C’est l’équivalent d’un buffet à volonté. Elles fermentent, restent humides et sont tendres.
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Les engrais verts fauchés laissés sur place : Même problème.
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Les épluchures de légumes : Si vous mettez vos déchets de cuisine en paillage direct, vous attirez toute la faune alentour (ce peut par contre être au contraire utilisé en tant que solution distractive, au même titre que les plantes sacrificielles!).
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La paille très fine ou le foin (s’il est humide) : Bien que ce soit un excellent matériau, s’il pleut beaucoup, le foin peut devenir un refuge idéal.
Le conseil pratique : Si vos salades se font dévorer, grattez et retirez temporairement ces paillis humides autour des pieds pour laisser sécher la terre en surface.
Le paillage “Barrière” (À privilégier)
À l’inverse, les limaces apprécient moinsles paillis secs ou qui pompent leur mucus (leur bave). Pour protéger vos cultures sensibles, privilégiez des matériaux carbonés et structurés :
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Le Miscanthus (broyé) : Ses éclats sont coupants et durs.
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La Paillette de Lin ou de Chanvre : Très sèches, elles collent au pied de la limace et gênent sa progression.
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Les aiguilles de pin : Comme vu pour les fraisiers.
IX. Des plantes destinées à être mangées par les limaces : la démarche psychologique a avoir

Pour finir, je voulais mettre en évidence un aspect qui me semble important. Lorsque vous choisirez des plantes à « sacrifier », pensez que vous devez réellement être prêt au fait que tout soit dévoré.
Il est facile de tomber dans le piège de la mise en place d’un massif ornemental très élégant, dont vous tomberez amoureux. Et vous ne serez finalement plus prêt à le laisser en pâture aux limaces et aux escargots… pour finalement retomber à votre point de départ.
Si vous avez peur de tomber dans ce travers, choisissez les plantes à l’aspect le moins ornemental possible. Évitez alors peut être les tournesols, les dahlias, les zinnia… et plantez plutôt des pissenlits, du colza, de la moutarde, …
Conclusion
Le choix des variétés des plantes potagères les plus résistantes aux limaces , et l’aménagement du jardin, sont des priorités pour faire face à des augmentations saisonnières importantes du nombre de limaces ou d’escargots.
La connaissance de ces gastéropodes, et notamment de leurs habitudes et préférences alimentaires, est, je pense, un point crucial pour une mise en œuvre efficace de ces moyens d’actions.
FAQ : Vos questions fréquentes sur l’appétit des limaces
Est-ce que les limaces mangent les vers de terre ?
C’est une grosse inquiétude des jardiniers qui tiennent à leur sol vivant et qui ont peur que les limaces ne déciment leurs précieux ouvriers du sol. Rassurez-vous : NON. La limace commune de nos jardins (la Loche ou la petite grise) est végétarienne et détritivore. Elle ne s’attaque pas aux vers de terre vivants. Elles cohabitent parfaitement. Note : Il existe bien une famille de “limaces carnivores” (les Testacelles), qui chassent les vers de terre sous terre, mais elles sont rares et ne sortent quasiment jamais en surface.
Est-ce que les limaces se mangent entre elles (Cannibalisme) ?
Oui, absolument. Comme expliqué au début de l’article, les limaces sont des opportunistes nécrophages. Le cadavre d’une limace dégage une forte odeur protéinée qui attire ses congénères aux alentours. C’est pourquoi laisser les limaces que vous avez éliminées (coupées ou écrasées) au milieu du potager n’est pas toujours une bonne idée si vous voulez éloigner les autres : vous leur servez le dîner ! (Mais ce peut aussi être une distraction pour vos plantes potagères apétissantes). A noter aussi : les limaces léopard mangent même les limaces vivantes.
Mangent-elles les racines des plantes ?
En général, les limaces de surface préfèrent les feuilles tendres et les tiges. Cependant, certaines petites limaces noires ou grises vivent en partie sous terre et peuvent effectivement grignoter les racines ou les tubercules (comme les pommes de terre ou les carottes), créant des galeries où s’installent ensuite la pourriture.
Pourquoi mes limaces mangent-elles mes fleurs mais pas mes mauvaises herbes ?
C’est une question de texture et de chimie. Les plantes sauvages (“mauvaises herbes”) sont souvent plus coriaces, plus amères ou plus poilues que nos variétés horticoles qui ont été sélectionnées pour être tendres et douces (pour notre palais… et le leur !). C’est injuste, mais c’est la rançon de la sélection génétique.
Encore mieux !
Testez chez vous la barrière anti-limaces en cuivre que j’ai conçu : le filet anti limace.
Il a tout changé, pour moi. Je peux enfin cultiver des salades, des choux, des fraises, et des cucurbitacées, sans m’arracher les cheveux de la tête.
N’hésitez pas, c’est un investissement (le cuivre est cher), mais vous gagnerez probablement un temps fou !
Je suis tellement sûr que ça fonctionnera, que je vous propose une garantie de dingue : vous testez chez vous le filet pendant 30 jours. Si ça ne marche pas aussi bien que dans vos rêves les plus fous, je vous rembourse, frais de port compris !
Bref : il est plus logique de ne pas hésiter maintenant, mais une fois le filet reçu !
OU alors, vous pouvez télécharger l’infographie récapitulative de toutes les méthodes répertoriées (efficaces/non efficaces/peu efficaces car…) pour gérer les limaces au jardin :
Articles en lien avec celui-ci :
Filet anti limace en cuivre de Springday
Bibliographie







J’ai beaucoup aimé l’ approche de donner a manger aux nuisibles ! Amateur des sites comme Ver de terre production …. la vie est belle 😜
Bonne continuation nous arrivons a ce nouveau monde ! Tous ensemble .
Merci ! Au plaisir de vous lire 🙂
Merci Robin, je retiens le fait de garder plus longtemps les plantes en intérieur au lieu de les repiquer en pleine terre. Savez vous si certaines variétés de laitues sont moins attractives pour les limaces ? Mes rouges sont peu attaquées
Avec plaisir 😊 Oui exact, les laitues rouges sont moins appréciées des limaces 😉
Article très intéressant et très censé, merci beaucoup.
Continuez dans ce sens vous avez un bel avenir. 👍
Merci beaucoup ! Votre message m’encourage vraiment ! 😊
c’est bien beau tout ça mais quand vous ramassez 2000 limaces (sans mentir ) en 2 jours de pluie et que vous plantez sur 200 m2 , et que vous devez planter des choses qu’elles aiment je peux vous dire que vous n’avez plus de place pour vous
Bonjour Jacqueline, c’est vrai que ce n’est pas toujours facile à mettre en pratique.. dans votre cas, peut être qu’un compostage de surface pourrait être mieux adapté ?